« SAFAR », Voyage au cœur de l’Iran en tournée…
La performance s’adapte aux lieux et aux rencontres, réunissant de 5 à 15 artistes selon les espaces et les moyens.
La Cie Maison Persane a réuni des artistes compagnons de route pour offrir les parfums d’un voyage au cœur de la Perse, dans le souffle des poèmes, des chants, des mélodies et de la danse. Une traversée sensible portée par la danse et les musiques persanes, où corps et sons racontent l’âme de l’Iran.
Sur scène, musiciens et danseurs tissent un récit incarné, vibrant d’émotions, de mémoire et de lumière. Ce voyage traverse trois vallées : l’univers poétique et spirituel des musiques de l’Ouest, la profondeur de la musique savante persane, puis la joie éclatante des fêtes régionales, du Lorestan au Khorasan, où chants et danses font vibrer la terre et les cœurs. Créée en résidence à l’Atelier Anna Weill à Poitiers (novembre 2025), Safar prend la route pour partager, au fil de sa tournée en France, la richesse culturelle et l’élan d’amour d’un peuple multiple et vivant.
Notre Safar -Voyage en persan- se compose de trois vallées où l’univers poétique et spirituel de la musique de l’Ouest, la profondeur de la musique savante persane, puis la joie éclatante des fêtes régionales du Lorestan au Khorasan, par les chants et danses font vibrer la terre et les cœurs.
Ière Vallée : Danse dans la flamme
Au cœur d’une nuit silencieuse, les papillons s’étonnent d’une bougie dont la flamme dansait comme un mystère. Le premier, prudent, s’en approcha et revint dire qu’elle n’était que lumière. Le second brûla son aile et affirma qu’elle était feu et douleur. Mais le troisième, emporté par l’amour du savoir, se jeta tout entier dans la flamme et devint lui-même lumière. Alors le sage murmura : seul, celui qui abandonne son corps et son âme touche la vérité, car le vrai savoir ne se contemple pas, il se vit.
Description d’un état, le « Hâl », état profondément vivant qui relie l’artiste à la présence du monde, aux êtres et aux choses qui l’entourent. Pour y accéder, il faut se centrer, se recueillir, tout en s’ouvrant à l’environnement jusqu’à atteindre une forme d’entase où l’esprit se dilate, où une autre dimension s’ouvre : celle où la créativité devient chemin, souffle, reliance et évidence.
Musique spirituelle soufie avec la composition au Tanbour, Esfandiar Sharifi, et au Tombak et Daf, Fardin Mortazavi.
IIème Vallée : Miniatures persanes
Extraits traduits de quelques poèmes : « Ah, bien-aimé ! Il n’y a plus personne. Invite-moi à ton seuil, que tu t’assoies près de moi, et moi près de toi. »
« Ô, Amoureux ! Abandonne la ruse et deviens fou, deviens fou. Viens ensuite prendre demeure parmi les amoureux. Va laver ta poitrine de sept eaux, de toute haine, puis deviens la coupe, et laisse-toi remplir du vin de l’amour. »
« Ô Bien Aimé(e) ! Cesse de peigner tes cheveux ! Puisque mon cœur demeure dans les ondulations de tes cheveux! »
Musique savante persane en modes Mahoor et Esfahan avec Ghazal Tahmasbi pour le chant, au Sétâr et Santour Kamran Shirbache, Kianoosh Shirbache avec le kamanché, puis Fardin Mortazavi au Tombak, Daf.
IIIème Vallée : Fêtes de joie de Lorestan à Khorassan
Chant et musique de Lorestan avec une suite en mode Mahoor et passage en mode Esfahan pour finir dans les montagnes du Khorassan avec Alireza Fakhrizadeh Esfahani au Târ, Kianoosh Shirbache au Kamânché et Fardin Mortazavi au Tombak, Daf.
Trois trios de danse, ordre de passage lors de la performance à Anna Weil :
- Yasmina Brunet, Vanessa Crepel, Amandine Veillon,
- Mathilde Lorton, Magali Chimot, Elsa Ille,
- Béatrice Yaghoubian, Soodabeh Rezvani et Daphnélia Mortazavi.
« On croit qu’on fait un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait », Nicolas Bouvier
L’usage du monde (récit du voyage en Perse en 1953-54)
